Les chaudières face au réchauffement climatique

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Le chauffage des bâtiments : une consommation vorace en énergie

A l’heure de la transition énergétique, il importe de prendre conscience des secteurs les plus consommateurs en énergie. Le secteur du bâtiment fait partie de ceux-là, puisque en France il représente à peu de chose près 44 % de la consommation d’énergie finale. C’est dire sa voracité. Et dans ces 44 %, rien moins que 66 % sont consacrés au chauffage des bâtiments, soit les deux tiers.

Chacun se souvient de la tentative, vite avortée, d’une diminution du chauffage au sein des administrations françaises. Les français, de fait, n’aiment pas avoir froids. Ils sont excessivement sensibles à ce facteur de bien-être et de confort.

A confort de chauffe égal, il faut donc trouver d’autres solutions pour réduire la facture énergétique globale des français et les émissions de gaz à effets de serre. La diversité qui existe au sein des moyens de chauffage fournit indéniablement une solution. Nous ferons, dans cet article, un gros plan sur les chaudières, qui sont de loin le système de chauffage le plus utilisé dans l’habitat français (44% rien que pour les chaudières à gaz !).

Des chaudières à mettre au rencart !

Nos bonnes vieilles chaudières traditionnelles, il faut bien le dire, ne sont plus aujourd’hui adaptées aux exigences tant de nos porte-monnaie que de la transition énergétique. Le circuit d’eau, au niveau de la chaudière, atteint les 90° C et c’est ensuite seulement, par le biais de vannes mélangeuses, que la température est régulée. Inutile de souligner à quel point ce système est obsolète !

Les chaudières « basse température » accomplissent le même travail, mais en économisant 12 à 15 % d’énergie (selon les chiffres de l’ADEME). L’eau n’y dépasse pas les 50° C. Ce type de chaudière est donc moins énergivore. Il faut toutefois penser à les coupler avec des appareils de chauffage qui fonctionnent eux aussi suivant le principe de la « basse température ».

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Après ces modèles de chaudière standards, voyons des modèles beaucoup plus récents et beaucoup plus performants, heureusement.

Des chaudières nouvelle génération plus économique et plus vertes

Les chaudières à condensation et les chaudières à cogénération utilisent 15 à 20 % d’énergie en moins que les chaudières basse température. Leur secret est de récupérer, en plus de la chaleur issue de la combustion des énergies fossiles (gaz, fioul, charbon) ou renouvelables (bois et autres biomasses), la chaleur liée à la vapeur d’eau. Il y a dans ces chaudières un cercle vertueux de l’énergie, qui est encore plus mis à profit dans les chaudières à cogénération.

Les chaudières à cogénération sont équipées d’un système turbo-alternateur qui génère de l’électricité (Pour en savoir plus sur le fonctionnement technique des chaudières à cogénération, on pourra consulter avec profit le site de l’ADEME). Selon le grand constructeur français, De Dietrich, cette production d’électricité représenterait, pour son modèle, à savoir l’écogénérateur hybris power, entre 50 et 80 % de l’électricité qui est consommée dans l’habitat !

Ainsi, quoique plus coûteux à l’achat, ces derniers systèmes de chauffage sont certainement plus rentables à long terme; sans compter qu’ils sont plus verts ! On aura donc plutôt intérêt à jeter sur eux son dévolu.

About the Author

Michel Bonnel
Michel Bonnel est journaliste indépendant pour Planète Bat chargé des Interviews et rencontres d'architectes, d'artisans et de maitres d'ouvrage. Ces thèmes de prédilection sont le Bâtiment, l'immobilier mais également le home staging, la décoration et l'art de vivre.

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